Titre de L’œuvre : Fuir la citadelle.        

Auteur(s) : Ryan Graudin.
Genre : Thriller.
Lectorat : Adulte.
Citation :
« Il y a trois règles de survie dans la citadelle : courir vite. Ne faire confiance à personne. Toujours avoir un couteau.

Pour l’heure, ma survie dépend totalement de la première.

Cours, cours, cours. »
Présentation du Livre :
Dai est un jeune garçon issu d’une famille riche de la ville voisine. Ancien dealer, il s’est réfugié à Hak Nam pour échapper à la police. Pour s’en sortir, il doit piéger Longwai, le plus grand trafiquant de drogue de Hak Nam. Il a dix-sept jours pour agir.
Longwai, Mei Yee le connaît. Elle lui appartient, même. Vendue par son père alcoolique à une maison close, elle travaille maintenant pour lui dans les bas-fonds de Hak Nam. En aidant Dai, elle risque sa vie. Peut-elle vraiment faire confiance à ce garçon dont elle ne sait rien ?
Jin Ling est le coureur le plus rapide de Hak Nam. Maigre et agile comme un chat errant, il connaît mieux que personne le labyrinthe des ruelles de la citadelle. Personne ne sait d’où il vient. Personne ne sait qu’il est une fille, à la recherche de sa sœur vendue à une maison close.
S’inspirant du bidonville de Kowloon, enclave de Hong Kong, Ryan Graudin signe un thriller à la fois poignant et palpitant.

Critique :
Premièrement, je remercie Histoire de Romans pour cet envoie et les éditions JC Lattès pour leur confiance. Fuir la Citadelle faisait partie d’un superbe colis qu’il me tarde de terminer et qui contient des livres vraiment très intéressant.
Fuir la citadelle a une belle couverture ainsi qu’une histoire absolument prenante. Du début à la fin, nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Trois points de vue différents se succèdent un peu comme dans La mort en tête de Sire Cédric. Cela n’est pas dérangeant, au contraire, c’est vraiment bien fait, les points de vue changent au bon moment, ça ne ralentis pas la lecture et ça ne la rend pas moins agréable.
Nous sommes face à une histoire qui pourrait s’avérer être vrai, se déroulant dans un bidonville du nom de Hak Nam. Des citadelles comme celles qui nous est présentée, il peut y en avoir véritablement en Chine et c’est ce qui rend ce récit absolument poignant : car il aborde un sujet qui s’avère pas tellement fictif. Peut-être ces personnages existent-ils réellement quelque part et qu’ils vivent exactement la même chose que les évènements, les situations décrites ? On ne sait jamais.
Nous avons trois personnages et mais une même envie qui les unit. Dai est un garçon qui veut fuir son passé que l’on découvre au fur et à mesure des pages. Jin Ling est une jeune femme qui, dans la citadelle, doit se travestir en garçon pour survivre car les femmes ne sont considérées que comme des catins. Et enfin, il y a Mei Yee, qui est la sœur de Jin Ling, vendue par leur père et enfermée dans une maison close. Mei Yee est la raison pour laquelle Jin Ling s’est travestie. Ces trois personnages se retrouvent ensemble, à combattre contre ces conditions, contre cette horrible citadelle qui n’offre que l’enfer comme unique habitat et condition de vie.
Ce roman nous offre un récit poignant, remplit en rebondissements et émotions.  

Il n’y a rien à dire concernant la construction du récit. Il n’y a aucun point négatif à relever. Fuir la citadelle a vraiment été une découverte ainsi que mon second coup de cœur de la fin d’année 2014. Je le recommande à absolument tout le monde. C’est vraiment une lecture que je qualifierais d’excellente et je lui donnerais la note de 18/20.
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