Titre : Les mannequins ne sont pas des filles modèles. 

Auteur : Olivier Gay

Genre : roman policier

Lectorat : Adulte

Citation :

 «- Tu sais quoi, Mouss, les filles, c’est comme la vodka.
Il me regarda stupidement, le regard encore embrumé de sommeil.
– Quoi, c’est des patates fermentées ?
– Non, mais ça donne vraiment mal au crâne le matin. »
Présentation :

Fitz, Deborah et Moussah forment un inséparable trio de noctambules parisiens. Et voilà Moussah en couple et amoureux. D’une mannequin, pour couronner le tout. Mais la superbe Cerise disparaît du jour au lendemain, à l’aube d’un concours qui aurait pu changer sa vie. A-t-elle décidé de tout plaquer sur un coup de tête ? À la demande de Moussah, Fitz enfile le manteau d’enquêteur qui lui va si mal. Bien sûr, les autres participantes ont tout intérêt à éliminer Cerise, grande favorite de la compétition. Mais est-il possible que ces créatures de rêve se transforment en criminelles pour parvenir à leurs fins ? Fitz a pourtant toujours eu un faible pour les filles modèles…
Critique :

Ce roman fait partie de mes nombreuses réceptions de la part d’Histoire de Romans que je remercie infiniment car ils ont le chic de m’envoyer de bons livres. À aucun moment, je n’ai encore détesté un livre, mais bon, peut-être un jour ?

Après la lecture, je me suis renseignée sur l’auteur et ce livre et je me suis rendue compte qu’il faisait partie d’une série. Je crois que c’était le second livre. Pourtant, à aucun moment je ne me suis sentie perdue durant ma lecture. Au contraire, ça m’a donné encore plus envie de lire le livre précédent. Olivier Gay nous offre une couverture toute en simplicité et très agréable. Le titre est d’ailleurs très accrocheur et il prend d’ailleurs tout son sens à la fin du roman.

L’écriture de cet auteur est simple et très fluide. C’est presque comme si nous étions avec le personnage tellement le langage employé est naturel, sans termes soutenus. C’est agréable ce genre de familiarité et c’est d’autant plus beau lorsque ce langage est utilisé dans un bon livre. Rien n’est décevant ou ne ralentit la lecture. Nous découvrons Moussah, Cerise, Déborah, Jess, beaucoup de mannequins, de personnages secondaires, Nathan le directeur du concours de mannequinat et enfin Fitz, Olivier Gay nous offre le point de vue d’un personnage incroyablement drôle. Je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai ris. Nous avons le droit à d’innombrables références et réflexions sarcastiques d’un naturel amusant. On a le droit à du M. Pokora, des références à l’école des fans, Rihanna, King Kong, dans publicités pour du dentifrice, des serviettes hygiéniques, Jason Statham et bien d’autres encore.

Les actions, les péripéties de nos personnages s’enchaînement comme il me faut et sont agrémentées de pas mal de petits rebondissements. Les dialogues sont en bon nombres et non en rien ralenti ou dérangé la lecture. Ils ne semblent pas alourdir le récit et peut-être même d’en découvrir d’avantage sur les liens entre les personnages, l’avancement de cette enquête un peu spéciale et nous offre d’hilarantes réflexions. Il y a une véritable originalité dans ce roman, celui-ci de s’attaquer au domaine du mannequinat, de le critiquer aussi bien que de l’admirer, nous pouvons voir également une petite réflexion sur notre société où le mannequinat n’est accessible qu’aux plus belles femmes et surtout aux plus minces. Les personnages sont tous très intéressants même si pour moi Déborah ne semble pas servir à grand-chose. On aborde le domaine de la drogue, du deal, de l’envers du décor concernant les concours de mannequins ; autrement dit la face cachée de toutes ces jolies filles qui peuvent au final se révélaient excessivement dangereuses. La chute en est d’ailleurs la preuve et elle est totalement surprenante. Du moins, ça a été mon cas.
On peut dire que ce livre a été mon petit coup de cœur de cette fin d’année 2014 et je le conseille à absolument tout le monde. C’est vraiment très agréable de livre ce genre de livre lorsqu’on est stressé ou parce qu’on envie de rire un petit peu et de passer du bon temps avec un bon livre. Je lui donnerai donc une note de 18/20 et le qualifierais d’excellent.




Publicités