Ce texte était pour un concours facebook à la base et il avait une photo imposée avec tous les détails cités dans le texte, mais ne la possédant plus et ne pouvant la retrouver, j’ai dû en trouver une autre. J’espère qu’elle vous plaira tout de même. Bonne lecture ! 



Comment osons-nous ? 

Comment osons-nous briser les valeurs que nos ancêtres nous ont apprises ? 

Tâcher nos infâmes existences du poisson ? 

Le serpent est là, majestueux, découvrant un ventre blanc, hideux. Il nous présente le visage de l’invertébré aux yeux de démons, aux trous noirs, vides et sans fond. 

Nous avons pêché malgré nous. Stupides. Naïfs. Comment en sommes-nous arrivés là ? Si bas, un pied en Enfer, notre véridique terre. 


Comment osons-nous ? 

Pourquoi se voiler le visage lorsque celui-ci est radieux et pur ? Les femmes se cachent. Les hommes rient. Les échos résonnent et émettent une mélodie diabolique. 

De décennies en décennies, nos valeurs ancestrales s’effacent, disparaissent, vulgairement remplacées par le mal, ce brouillard noir et nauséabond. Il empeste la mort. Qu’allons-nous devenir ? Existe-il encore une rédemption ? L’avons-nous sauvé ? 


Comment osons-nous ? 

Comment tout cela a-t-il commencé ? 

Un mariage. Nous nous souvenons tous d’un mariage. Une cérémonie religieuse qui s’est transformée en un horrible bain de sang. Cette femme… Cette femme à l’apparence si belle et si pure est apparue, le visage recouvert d’un voile blanc souple. Elle nous éblouissait. Sur sa tête reposait une couronne de roses. Trahison. Tromperie. Absurdité. Autour des roses ont poussé d’énormes ronces. Par-dessus, des fils presque imperceptibles, semblable à une toile d’araignée. Le mari a reculé. Notre prêtre s’est éloigné. Et ses yeux ont commencé à brûler. 

Nous avons tous fini par brûler…


Comment osons-nous ? 

Comment avons-nous osé nous fier à cette apparence de déesse ? A cette âme impure ? Comme le bétail, nous étions bêtes. Cela a causé notre perte. Nous voilà maintenant, errant dans cette église, gouvernés par la créature. Sa beauté est devenue meurtrière car, elle est à présent vêtue de sa réelle apparence. Elle n’est plus cette splendide femme au voile blanc. Elle est devenue cet énorme serpent, déchiquetant homme, femmes et enfants à sa guise. 


Moi je reste là, vêtue de cette robe, couverte par ce voile, la tête ornée par ces roses dont les ronces m’ont percé le crâne et dont les fils invisibles d’araignée m’ensanglantentincessamment les yeux. Je pleure de douleur. Je pleure mon âme qui se détache lentement, violée et torturée par ce monstrueux reptile. 


Jésus Chris ne peut plus nous sauver car, Lucifer refuse de nous libérer. 

Il sourit en regardant le ciel, se moquant de notre déchu Tout Puissant qui, du haut du monde tant convoité, nous regarde périr. 

C’est ça l’éternité. 

Notre destinée.

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