Coucou ! 

Voici ci-dessous le Prologue du premier tome de ma saga intitulée « Les trois vies » commencée à l’âge de 12 ans. Une petite présentation sera mise pour plus de détails. 



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La lune est là, pesante, invisible. Sa voix me titille les oreilles et révèle des choses que je ne veux pas connaître. Des arbres m’entourent et je ne peux pas m’échapper. Je suis suante. Tremblante. Mon cœur pulse et frappe contre ma poitrine. Mon crâne est rempli d’images, de sons et de souvenirs. Je ferme les yeux, laissant de grosses larmes couler le long de mes joues douloureuses. J’entends des voix d’enfants ; un carillon musical. Elles me rappellent celle de ma… 
Non, il ne faut pas y penser !
Je n’en peux plus de ces flashs qui hantent ma mémoire à longueur de journée. Ne souffrais-je pas déjà assez ? Ma condition ne me suffisait-elle pas ? 
Je reprends ma course. Mais ils me suivent… Ils me pistent… me recherchent, moi, leur souffre-douleur. Qu’ai-je fait pour mériter tout ça ? Je suis impuissante. Je suis faible. Mon corps est un fardeau, couvert de plaies béantes et de cicatrices. Une carcasse qui n’en peut plus de souffrir. J’inspire profondément en espérant les avoir semés et de repousser la douleur. Mais à peine ai-je commencé à reprendre mon souffle qu’ils apparaissent brusquement face à moi. Ils sont grands et musclés. Leurs yeux jaunis me fixent. Je tremble. Je sens leur haine me ronger la peau, leur poigne autour de ma gorge et… Je ferme les yeux. Mon sang bat dans mes tempes et la migraine revient. Mes mains tremblent et j’entends sa voix… J’essaie de me contrôler, mais il est déjà trop tard. Un grognement sonore résonne dans mon esprit, suivi d’un rire sardonique qui fait cesser les battements de mon cœur. Un voile épais et obscur couvre ma vision, grignotant ma vue comme un millier de souris sur un morceau de gruyère. Je commence à sombrer, mais mon corps marche de lui-même. Les poings serrés, il se rue sur les deux hommes dont les visages arborent une expression horrifiée. 

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