Titre de livre : L’enfant de Bilogora.
Auteur : Mirjana Stankic.
Genre de roman : autobiographique.
  
Citation :
« Coûte que coûte, je retrouverai ta petite, je t’en fais le serment ! »
Présentation du livre/résumé :
           
            Dans les années ’70, le père d’Ana disparaît alors qu’elle n’est qu’un bébé. Abandon de domicile ? Homicide ? Enlèvement ? Nul ne sait… Sa mère finit par se remarier. Ana devient l’aînée d’une fratrie de quatre. La famille vit dans la contrée croate de Bilogora où le dur travail des champs est rythmé par les saisons. La petite fille admire la nature, sa source de liberté.
             Lasse des violences conjugales, sa mère fuit le domicile avec ses enfants et s’installe dans la capitale croate où elle fait connaissance d’un homme de la ville. Ana voit en celui-ci le père tant attendu. Avec l’aide de cet inconnu, elle s’ouvre sur le monde et s’adapte rapidement au confort citadin. Pourtant, une ombre plane sur sa vie : son père, est-il encore vivant ? Et cette gitane rencontrée par hasard, quel secret détient-elle ?
Critique :
Ce roman m’a été envoyé par son auteur Mirjana Stankié. Jusqu’alors, je ne pensais pas trouver un récit mêlant autobiographie et fiction aussi émouvant. Et je ne regrette absolument pas de l’avoir lu.   
            Le style d’écriture est fluide et poétique. C’est un récit émouvant et touchant, aux magnifiques paysages et aux personnages en partie attachants. Bien que l’histoire tourne autour de la jeune Ana, le vocabulaire est parfois peu adapté à une petite fille de son âge. Les actions s’enchaînent bien, cependant, le seul inconvénient que je puisse faire remarquer c’est qu’il y a certains passages difficiles à comprendre, étant donné que plusieurs points de vue se succèdent. Malgré ce détail, il n’y a rien d’autre qui soit négatif. Les dialogues sont au juste nombre et plutôt pertinent. Le vocabulaire employé est adapté pour la majeure partie des personnages adultes mais en ce qui concerne les enfants, notamment Ana, est trop soutenu. De plus, la langue natale de l’auteur est utilisée, ce qui rend le récit incroyablement enrichissant, nous poussant à lire les annotations et à sourire à la lecture de leur définition.
            Le temps du récit est bien choisis et n’obstrue en rien la lecture. Ce récit nous prend aux tripes, nous tient en haleine et nous bouleverse. Il n’y a rien à dire sur la mise en page, qui est correcte et respecte les règles de balisage des dialogues. Il n’y aucune répétition flagrantes. Peut-être y’en a-t-il, mais pas assez importantes pour attirer notre attention. L’intrigue est bien ficelée, même si parfois on a un peu de mal à tout saisir, notamment lors des changements de points de vue. Le récit n’est pas d’une grande originalité, mais aborde un sujet intéressant et totalement prenant. Il présente diverses situations tels que les mariages arrangés, les femmes battues et offertes à des inconnus. Les personnages ne sont pas toujours attachants car trop peu présents le long de récit mais,  on y voit grandir le personnage d’Ana. L’environnement et les décors sont purs et réalistes, nous faisant découvrir la Croatie, un pays que l’on ne connaît que trop peu. A travers ce récit, l’auteur nous apporte une partie de son passé ainsi que les coutumes et le mode de vie des habitants de son pays natal, même si on aurait apprécié qu’elle nous en parle un peu plus.
            Pour finir, je conseille vraiment la lecture de ce roman, très touchant. C’est un premier tome réussi, nous donnant vraiment envie de lire la suite, en espérant en découvrir plus sur les périples de la jeune Ana.

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