Titre de l’oeuvre : L’Ecole de la Mort. 

Auteur(s) Lilian Bathelot, Charlotte Bousquet, Martial Caroff, Béatrice Égémar. 

Genre : Nouvelle – Suspense – Enquête noire – Historique. 

Citation : 

« L’oreille de l’écolier est sur son dos ; il écoute quand on le bat » 

Présentation du Livre : 


Quoi de plus important que l’école ? Mais quoi de plus inquiétant aussi ? Lieu clos, territoire aux mille secrets, monde étrange et mystérieux… De tout temps l’école a abrité en ses murs histoires, légendes et mythes, rumeurs et rituels autour du savoir et de la culture, et accompagné la transmission de ceux-ci de règles intangibles et de règlements insidieux. Car l’école s’est donnée une mission : l’élévation. Celle des esprits, celle des corps, celle des âmes bien sûr. Dans cet univers normatif, l’élève ou l’étudiant, s’il accepte les règles et consent à suivre l’enseignement qui lui est dispensé, recherche malgré tout la brèche dans le mur, la faille dans le système, l’espace de liberté où il pourra respirer. 

Si la mort est rarement au rendez-vous dans les institutions éducatives, elle représente somme toute le prix à payer pour cette liberté aux yeux d’un écrivain de littérature noire. C’est dans cette brèche qu’il va s’engouffrer pour imaginer les pires aventures, traquer les turpitudes cachées. Quatre auteurs ont relevé le défi d’aller explorer les marges de l’école, ses cours, ses internats, ses cénacles. Leurs huit nouvelles sont autant de petits bijoux. 

De la préhistoire à la première moitié du XXe siècle, de l’Égypte à l’Amérique ou à l’Union soviétique, nombre de savoirs, de méthodes éducatives, d’établissements livrent ici les crimes et exactions qui se sont commis en leur nom. 


Critique : 

L’école de la Mort m’a été envoyée par Gulf Stream Editeur. Au premier abord et de part le titre de l’ouvrage, il faut dire que l’on s’attend à se plonger dans un roman et non à un recueil de nouvelles ! C’est donc avec une assez agréable surprise que j’ai tourné la page. 

Malgré huit nouvelles écrites par quatre auteurs différents, les plumes sont fluides et s’enchaînent les uns après les autres avec une très belle harmonie. Le vocabulaire est recherché, riche et adapté à chaque situation et époque abordée. Les narrations sont bien menées et ne laissent aucune place à un quelconque ennuis. Les descriptions sont détaillées et permettent une parfaite visualisation des images qui véhiculent dans les textes. Mais à force de descriptions, il arrive que le lecteur s’y perde un peu. Les dialogues sont bien utilisés, pertinents, juste assez pour faire avancer l’histoire. Et avant de passe aux différentes nouvelles, il est intéressant de remarquer que le titre de ce recueil attire beaucoup et donne envie de se plonger dans le livre. Cependant, ce titre ne semble pas correspondre directement à l’intégralités des récits et est, finalement, un peu évasif. Enfin, l’illustration de couverture est intriguant, sombre et mystérieuse à souhait.  

Les différentes histoire qui se succèdent au cours de la lecture sont toutes très bonnes. Pour chacune d’entre elles, les auteurs prennent grand soin à ce que les récits soient en totale accord avec l’époque et coutumes auxquelles ils s’intègrent. Les différentes intrigues sont traitées avec intelligence et originalité, nous offrant surprise et doutes face au suspense mis en place. En faisant le choix d’explorer le thème de l’enseignement à travers l’Histoire, les huit récits ne semblent pas fictifs, mais réalistes et les divers univers présentés sont intéressants et enrichissants. L’anthologie aborde diverses sociétés et chaque récit et dédié à une civilisation et époque historiques précises, rendant d’autant plus instructifs chaque histoire. Les personnages mis en scènes sont intéressant et utilisés avec efficacité, mais ils sont développés de façon assez superficielle, même si le format de la nouvelle impose une certaine brièveté. De plus, les lecteurs découvrent des paysages préhistoriques, antiques, ou encore datant du XXème siècle. Pourtant, la vision de l’école est ici tout ce qu’il y a de plus sombre, noire, à la limite de l’horreur. Et dans chaque récit, il y a un mort. Pourquoi un seul ? Pourquoi le pensionnat, l’école des scribes ou philosophiques ne finissent pas décimés ? C’est une idée bien plus macabre que l’initiale, mais sur laquelle le lecteur au matière à méditer. 

Je recommande fortement ce livre qui emporte ses lecteurs à travers différent horizons, mais je déconseille tout de même aux plus jeunes qu’une description macabre ferait frémir ou aux plus sensibles. Il serait triste que ce recueil soit source de cauchemars. 
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